10 août 2007
La femme cependant, de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,
Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc:
- "Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.
Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,
Et fais rire les vieux du rire des enfants.
Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,
La lune, le soleil, le ciel et les étoiles!
Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés,
Lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés,
Ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste,
Timide et libertine, et fragile et robuste,
Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi,
Les anges impuissants se damneraient pour moi!"
Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle,
Et que languissamment je me tournai vers elle
Pour lui rendre un baiser d'amour, je ne vis plus
Qu'une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus!
Je fermai les deux yeux, dans ma froide épouvante,
Et quand je les rouvris à la clarté vivante,
A mes côtés, au lieu du mannequin puissant
Qui semblait avoir fait provision de sang,
Tremblaient confusément des débris de squelette,
Qui d'eux-mêmes rendaient le cri d'une girouette
Ou d'une enseigne, au bout d'une tringle de fer,
Que balance le vent pendant les nuits d'hiver.
Charles Baudelaire
L'invisible araignée de la mélancolie
étend toujours sa toile grise sur les lieux
où nous fumes heureux et d'où le bonheur s'est enfui.
Erzébet Báthory, arpente de sa beauté troublante les nuits glaciales de notre histoire, de nos légendes.
Son seul nom suffit à inspirer l'épouvante, la mort, à griffer nos tympans.
On raconte une curieuse anecdote sur la naissance de la fascination
d'Elizabeth Báthory pour le sang qui coule : un jour qu'elle avait
frappé une servante assez violemment pour la faire saigner du nez,
parce qu'elle lui avait tiré les cheveux en la peignant, un peu du sang
de la jeune fille tomba sur son poignet ; un peu plus tard, la comtesse
crut remarquer que la peau de l'endroit où était tombé le sang était
devenue plus blanche et plus douce que la peau environnante ;
intriguée, elle se baigna le visage avec le sang d'une des victimes de
ses orgies : son visage lui sembla rajeuni et revivifié par le
traitement.
Le souci primordial d'Elizabeth, depuis son plus jeune âge,
avait été sa beauté : elle avait une peur atroce de vieillir et de
s'enlaidir. Il n'en fallait pas plus pour qu'elle imagina pouvoir
indéfiniment préserver sa beauté grâce à du sang frais de jeunes
filles, de préférence vierges, donc revêtues de cette aura magique que
confère la virginité. « Le sang, c'est la vie ! » mais pour Elizabeth, la vie, c'était la beauté et la jeunesse.
11 août 2007
Insomnie
Quand Morphée - le traître -
S'enfuit à mes caresses,
Sur mon lit je me dresse.
Sous le regard narquois
D'un matou restant coi
Je me rends à la loi :
Retenant mon orgueil
Je vais à mon fauteuil
Qui, avec joie, m'accueille.
Je contemple la nuit
Quand les heures s'enfuient
Et que la lune luit.
Arrivé aux aurores,
Après bien des efforts,
Epuisé, je m'endors.
Le lendemain Morphée,
Sans même regretter,
Revient se faire aimer.
Effeuillage nocturne (L,07)
12 août 2007
découpage ...autre usage ...
A chaque blessure au cœur
Une blessure au corps
Toutes ces douleurs, ces rancœurs
Obsessions qu'un coup de lame endort
Maintes et maintes fois sur la peau repassé
Un rasoir effilé pour s'apaiser
Très vite la dépendance s'installe
Impératif besoin de se faire mal
Le sang coule à flots, encore et encore
Avec lui s'échappe la souffrance
Toujours plus profond, toujours plus fort
Illusoire sensation de délivrance
Oeuvre destructrice inexorable
Nombreuses cicatrices ineffaçables …
souillée

Elle m'a prise par la main tendrement
M'a emmené calmement
lentement m'a déshabillé
Le cauchemard a commencé
Dans cette pièce sombre
je fixe mon ombre
Pleurant pour que ce soit la fin
Priant pour ne pas sentir ses mains
Mes yeux sont noyés
Mon innocence gachée
L.02
Le Dormeur du val.
C'est un trou de verdure, où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert ou la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature, berce-le chaudement: il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine.
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Arthur Rimbaud, novembre 1870
Ce qui est macabre dans la mort, ce n'est pas la séparation du cops et de l'esprit, c'est ce qui reste.
Une sombre copie inerte, impuissante,exposée à la vue de tous les curieux.
Strange fruit
| Les arbres du Sud portent un fruit étrange |
| Du sang sur leurs feuilles et du sang sur leurs racines |
| Des corps noirs qui se balancent dans la brise du Sud |
| Un fruit étrange suspendu aux peupliers |
| Scène pastorale du vaillant Sud |
| Les yeux révulsés et la bouche déformée |
| Puis l'odeur soudaine de la chair qui brule |
| Voici un fruit que les corbeaux picorent |
| Que la pluie fait pousser, que le vent assèche |
| Que le soleil fait mûrir, que l'arbre fait tomber |
| Voici une bien étrange et amère récolte ! |
| Chanson composée en 1946 par Abel Meeropol afin de dénoncer les Necktie
Party ( pendaison) qui avait lieu dans le Sud des Etats Unis et auxquels les blancs assistaient habillés sur leur 31. Cette chanson fut offerte à Billie Holiday au tout début de sa carrière et qui fit tout son succès |
13 août 2007
deady bear
Schizophrénie...?
Deady bear
14 août 2007
das ich/korn/cradle/My dying bride/Goran brégovic/shape of despair
Ce que j'écoute
Das ich,Cradle of filth,Metallica,Dimmu borgir,Coal chamber,Hate supremacy,Candlemass,Goran Brégovic,My dying bride,Shape of despair,Dark tranquility,Camille saint saens,Puccini,Opeth,Deathstars,disturbed,Korn, Marla glen,Emilie simon,Tiamat,Marylin Manson,My ruin,Ywolf,slipknot,emperor,69eyes(pas pr les textes!:p),The cranberries,Iggy pop,Des chants grégoriens ...raaaaaa! puis plein d'autres mais ca m'échappe ....(désolé de te décevoir Caro mais j'aime pas les worlds appart ....nannnnnnn ni Allan Théo.)











